Pierre Wome : « La finale de la CAN 2000 restera à jamais gravée dans ma mémoire »

Confidences d’Anciens


De toutes les générations de l’équipe nationale sénior, il est certainement le latéral gauche qui aura le plus marqué le public camerounais. Pierre Wome a connu une carrière très riche aussi bien en sélection que dans les grands clubs européens où il est passé (Inter de Milan, AS Roma, Verder de Breme, Espanyol de Barcelone…) Il a également séduit les camerounais en choisissant de venir terminer sa carrière au bercail. L’ancien défenseur a notamment évolué au Canon de Yaoundé et à l’UMS de Loum avant de raccrocher ses crampons pour devenir le principal dirigeant des Mekok Megonda. Invité de Lion Indomptable cette semaine, il a accepté de revenir sur les moments marquants de sa carrière.

Quel est votre match sous les couleurs des Lions que vous ne pouvez jamais oublier

A Surulere (Etat de Lagos), un match Nigéria-Cameroun. Une Coupe d’Afrique d’Afrique assez dure, on a mis le paquet jusqu’en finale et on a pu remporter. Ce match restera à jamais graver dans ma tête.

Quel est le joueur qui vous aura le plus marqué durant votre carrière ?

Ils sont nombreux : Je peux parler de  Figo, Zaneti, Torsten Frings, Totti, Vincent Candella, Paolo Maldini, Roberto Carlos, Zinédine Zidane, Santiago Solari…

Quel est le joueur le plus redoutable que vous avez eu à rencontrer ?

Juan Sébastian Veron. J’évoluais à l’époque à l’Inter avec lui et c’était un réel privilège pour nous de le voir jouer.

Quelle est l’anecdote de votre carrière que vous n’avez jamais racontée ?

En 2000, lors de la Coupe d’Afrique 2002, nous avons eu un souci en demi-finales au Mali. C’était lors de Mali-Cameroun où le grand frère Thomy (Thomas Nkono, NDLR) est allé toucher la pelouse et on l’a frappé pendant qu’il revenait dans les vestiaires. Alors, quand il est revenu nous trouver dans les vestiaires, on s’apprêtait. Quand il est entré, il pleurait et cela nous a vraiment beaucoup touchés. Et lorsqu’on est allé à l’échauffement, l’on en avait plein dans la gorge, qu’il fallait en découdre avec ce match. Et on l’a bien fait, en première période, on a tué le match 3-0.

Quelle est la plus belle fête à laquelle vous avez assisté après une victoire ?

C’était à Sidney, en 2000 (après la victoire du Cameroun aux Jeux Olympiques) ; à Surulere aussi au Nigéria après le sacre à la CAN 2000. Toute la nuit, nous avions fêté. En boite de nuit et partout…

Quel est l’entraineur qui vous aura marqué pendant toute votre carrière ?

Zdeněk Zeman, à l’AS Roma. Avec lui, c’est le travail qui paie. Comme on travaille, c’est comme ça qu’on joue. On s’entrainait de façon particulière par rapport aux autres clubs où je suis passé.

Vous avez connu beaucoup de clubs dans votre carrière, au Cameroun et à l’étranger, quel est celui dont vous gardez le plus grand souvenir aujourd’hui ?

La Roma, l’Inter de Milan et l’Espanyol de Barcelone. C’était du professionnalisme. Jamais, tu ne voyais un joueur en retard, jamais on expliquait. Tout était presqu’automatique…

Vous avez également remporté beaucoup de titres dans votre carrière, avec la sélection nationale notamment. Quel est celui qui vous a le plus marqué ?

Ils sont nombreux : les Jeux Olympiques (2000), la Coupe d’Afrique junior, la Coupe du Cameroun avec le Canon…

Quel est le joueur qui selon vous, vous ressemble aujourd’hui ?

Honnêtement, je n’en vois pas encore. Peut-être qu’ils vont naitre mais pour l’instant, je n’ai pas vu. Les générations se suivent mais si tu vas de la gauche à la droite, je n’ai pas encore vu.

Propos recueillis par Wiliam Tchango

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Résultats

Cameroun3:0Comores

Classement

PosTeamPWGDPts
100411
200211
30015
40005